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Argent-dette, croissance, austérité

Depuis la crise de 2008, quels sont les dirigeants(1) qui ne parlent pas d'austérité en vue de régler le problème de la dette ?

Sauf que l'austérité ne pourra jamais rien contre la dette... Voyons pourquoi...

Voici des vidéos qui expliquent l'argent-dette :

- la première, un long métrage d'animation, qui fait le lien entre argent-dette, exploitation des matières premières et croissance,

- la deuxième, très courte, qui permet de comprendre l'endettement d'un État comme la France,

- la troisième, très courte aussi, qui revient sur les causes de la création de la dette publique, pour préciser en conclusion à quel point il est mathématiquement impossible de rembourser cette dette par quelque mesure d'austérité ou de compétivité que ce soit !

- la quatrième, qui met en relation la création monétaire, les banques privées et l'Union européenne,

- la dernière vidéo, la plus récente, décrit la situation actuelle de l'endettement des États européens, en intégrant la situation des pays du sud, la Grèce en l'occurence.

Nota bene : Le lien entre crise économique, dette et évasion fiscale, est fait à la page Et la démocratie ? .

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L'Argent-Dette. (2006)

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, Il n'y aurait PAS D'ARGENT.

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'etes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, meme si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

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Comprendre l'origine de la dette en quelques minutes. (2013)

Voici une vidéo très courte et très bien faite sur le même thème de l'argent-dette.

Elle a le mérite d'expliquer l'origine de la dette d'un pays comme la France :

Il est très important de comprendre que cette dette publique n'est pas liée à des dépenses trop importantes de l'État (rémunération des fonctionnaires, Sécurité Sociale, etc.) ou à "tous ces inactifs" en France, mais presque UNIQUEMENT À DES INTÉRÊTS COLOSSAUX À REMBOURSER AUX BANQUES COMMERCIALES !!

En effet, depuis 1973, les États doivent emprunter aux banques commerciales et donc essentiellement privées, et non plus à la banque centrale du pays. Le remboursement de cette dette profite à quelques-uns, au détriment de tous les autres...

N.B. :

Monnaie scripturale : Lors d'un emprunt, il s'agit d'argent virtuel, inscrit sur un compte. Aujourd’hui, la monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire en circulation, devant les billets et les pièces.

Le pouvoir des banques commerciales, qui crée déjà plus de 90% de la monnaie en circulation, se dirige vers un quasi-monopole, avec la création du porte-monnaie virtuel (monéo) et le paiement par téléphone (car cela vise à faire disparaître la monnaie en pièces et en billets crées par les banques centrales) !...

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Explication de la dette publique des pays, pourquoi ? (2011)

Retour sur ce thème de l'argent-dette... pour conclure qu'il est mathématiquement impossible de rembourser cette dette (sans cesse croissante), sans changer le système de création de la monnaie !

Alors pourquoi nos politiques ne cherchent-ils pas à changer ce système ? Pourquoi n'abordent-ils même pas la question ?

Une conclusion s'impose : Ce n'est pas possible pour ceux qui sont arrivés au pouvoir (voir la page "Et la démocratie ?", pour comprendre la relation entre élus, campagne électorale et coût exorbitant de cette campagne, banques commerciales)...

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La création monétaire, au sein de l'Union européenne. (2011)

Il faut, à ce stade, préciser quel est le rôle prédominant de l'Union européenne, dans les politiques intérieures des Nations européennes : « la création monétaire est abandonnée aux banques privées ».

Article 123 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) - EUR-Lex : TITRE VIII LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE - Chapitre 1 La politique économique - Article 123) :

1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Etienne Chouard, enseignant français, professeur d'économie et de droit : « Le mode opératoire est le même qu'avec les pays du Tiers-Monde qui ont été mis en coupe réglée, pillés, par les multinationales et les banques : on commence par l'endetter, on lui fait miroiter des dépenses publiques [...], le pays sous-développé engage de très grosses dépenses pour créer cette dette, et une fois que la dette est engagée, alors là, on obtient en échange, tout !... La privatisation de tous les services publics, l'abandon des matières premières à vil prix, la bérézina pour les peuples en question. [...] On retrouve le goût de la Grèce, du Portugal, et bientôt de la France, bien évidemment ! C'est-à-dire qu'après avoir copieusement pillé tous les pays sous-développés, les banquiers s'en prennent maintenant aux pays développés, puisqu'ils ont réussi à corrompre les systèmes politiques jusqu'à la moëlle. »

L'entretien complet, réalisé par l'Association Culture libre, est également accessible sur la page Et la démocratie ?

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La dette, une spirale infernale ? (2015)

L’annonce par Mario Draghi que la Banque centrale européenne allait racheter des dettes souveraines à hauteur de 1 000 milliards d’euros a fait l’effet d’une bombe. Mais que savons-nous réellement de la dette des États ? Qui sont les coupables ? Qui en profite ? Et qui va payer ? Une captivante enquête politico-financière aux accents de polar.

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre. Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ? Et qu’est-ce que la dette publique ?

Restructurer la dette ?

En compagnie des économistes français Thomas Piketty et Bernard Maris, assassiné le 7 janvier, de la députée socialiste française Karine Berger, de l'anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber et du député européen belge écologiste Philippe Lamberts, la réalisatrice Laure Delesalle propose un passionnant voyage dans les rouages de l’économie. Au contraire d'un plaidoyer "pour ou contre" la dette, son documentaire raconte son histoire de la fin du Moyen-Âge à nos jours et éclaire les dessous de la crise actuelle. Il lance également des pistes pour la résoudre et prémunir la zone euro de soubresauts futurs, en rappelant que l'endettement est vieux comme le monde. Aujourd’hui, rappelle le film, nous vivons tous à crédit : maisons, voitures, écoles, dépenses publiques, tout est financé par des emprunts. Aussi le débat sur les voies qui s'offrent à l'Europe pour restructurer les dettes existantes est-il essentiel. Cette passionnante enquête politico-financière éclaire une actualité relancée aujourd'hui par la victoire en Grèce du parti de la gauche radicale Syriza et l'annonce, le 22 janvier, du futur rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne à hauteur de 1 000 milliards d’euros.

(1) Dirigeants : Les seuls "dirigeants" qui critiquent le système actuel de création de la monnaie par les banques privées sont issus de partis dits extrémistes ou populistes, qui ne sont pas au pouvoir mais qui désirent ardemment accéder à la plus haute marche. Comment ne pas trouver cela suspect : prôner un retour de ce droit à l'État comme avant 1973, c'est à dire aux élus, quand ces mêmes personnes veulent être les prochains élus ?

Le progrès ne consiste pas en un retour en arrière. Il s'agit de trouver de nouvelles solutions en tenant compte des erreurs du passé, bref, les solutions à l'emporte-pièce ne sont pas des solutions... (cf l'encadré sur les monnaies libres)

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