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Les grands médias, la liberté

Est-il possible en France d'être informé réellement sur la situation française et mondiale, l'économie, les problèmes liés à la croissance, la fin du pétrole, à travers les grands médias ?

A propos de la liberté, au sens large, il faut certainement rappeler ici une phrase de J.W. von Goethe :

"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres."

Qu'en est-il de l'indépendance des grands médias vis-à-vis du pouvoir et donc, de notre liberté, liberté d'être informé et liberté d'expression ?

Les grands médias sont-ils effectivement un contre-pouvoir, critère important pour assurer la démocratie ?

Dans cette page, il est proposé de répondre à ces questions et de donner des pistes pour découvrir des médias libres. Bizarrement, il faut faire un détour par les petites salles de cinéma, les petits médias alternatifs et internet, pour s'informer réellement sur la télévision et certains grands journaux de la presse...

Concernant l'internet justement, à suivre en bas de page un documentaire très intéressant qui fait la part des choses entre danger et réel espace de liberté.

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Presse française : qui possède quoi ? (2019)

En France, qui possède les médias ? Un exemple parmi d'autres : le journal Le Monde, possédé par le Groupe Le Monde, un des principaux actionnaires, Matthieu Pigasse, est un banquier d'affaires, à la tête d'une banque franco-américaine (jusque fin 2019)...

Pour accéder à l'infographie parue dans le Monde Diplomatique en décembre 2016 (actualisée régulièrement ; dernière mise à jour novembre 2019), cliquer sur l'image :

Site internet du Monde-diplomatique.fr

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Carte des médias libres en France (2019)

En France, des médias libres existent, voici leur carte.

Pour accéder à la carte interactive parue dans le journal « l'âge de faire » le premier trimestre 2019, cliquer sur l'image :

Site internet de lagedefaire-lejournal.fr

La Coordination Permanente des Médias Libres (CPML) propose également une carte, une liste des médias libres sur son site.

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Les nouveaux chiens de garde. (2011)

En 1932, l'écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s'imposaient en véritables gardiens de l'ordre établi.

Aujourd'hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l'ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

Voici la bande annonce du film :

En extrait du film, un exemple de censure, concernant le nucléaire civil en France, sur la chaine TF1 : Les Nouveaux Chiens de Garde (extrait).

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Pas vu pas pris. (1998)

Pas vu pas pris, premier volet de la trilogie de Pierre Carles consacrée aux médias et plus particulièrement au fonctionnement interne de Canal+ et des grands médias nationaux. Le documentaire montre les relations étroites qu'entretiennent les vedettes du journalisme et les hommes politiques, et dénonce la « fausse impertinence de certains journalistes ».

Pas vu pas pris a été diffusé sur la chaîne belge francophone RTBF les 14 et 17 décembre 2000, mais jamais sur une chaîne de télévision française...

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Cessons de nous faire tondre ! (2012)

Voici un dessin à propos de la télévision... qui se passe de tout autre commentaire :

Site internet d'Olivier Ganan qui a réalisé cette caricature

(D'Olivier Ganan, cliquer sur l'image pour accéder à son site.)

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Les journaux subventionnés. (2014)

Qui sait que les grands journaux privés sont subventionnés par l'Etat ? L'impartialité dans ce cas devrait être de rigueur, quel que soit le bord politique d'un journal...

Voici le paragraphe d'un article paru le 9 mai 2014 dans la version internet du Monde diplomatique :

"Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’Etat pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Echos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable..."

Et une vidéo qui illustre la situation de cet hebdomadaire :

« Le Monde diplomatique » n'est presque jamais mentionné dans les grands médias. Avec ses quarante éditions internationales en vingt-six langues, ce mensuel est pourtant le titre français dont les articles sont les plus diffusés dans le monde. Dans ce petit film de Pierre Carles, ses comparses Brice Gravelle et Nina Faure demandent à plusieurs journalistes influents de l'aider à résoudre cette énigme en assurant eux-mêmes la promotion du « Monde diplomatique ». Ils n'acceptent pas tous...

Liste des journaux subventionnés (source : Ministère de la Culture et de la Communication) : Deux cents titres de presse les plus aidés en 2012 et plus récemment :
- Tableau des titres de presse aidés en 2015 (tableau à télécharger sur la page),
- Tableaux des titres et groupes de presse aidés en 2016 (tableau à télécharger sur la page),
- Aides à la presse : classement des titres de presse aidés en 2017 (tableau à visualiser sur la page).

Internet permet à chacun de s'exprimer, ce n'est pas par hasard que le pouvoir en place, y compris en Occident, cherche à "encadrer" la toile...

Libertés sur Internet. Source wikipédia :

"Internet, du fait même de sa structure, est un outil de communication et de liberté d'expression très puissant, et échappe ainsi, pour une large part, au contrôle étatique. Les gouvernements de nombreux pays, inquiets de la mise en péril de leurs pouvoirs par l'outil de communication offert par Internet, essayent d'y appliquer une politique de contrôle voire de censure.

Les associations de défense d'un Internet libre s'inquiètent des mesures prises, depuis quelques années, par les gouvernements de différents pays — les événements du 11 septembre ayant parfois servi de prétexte à des mesures plus radicales."

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Une contre-histoire de l'internet. (2013)

Le film entre doucement dans le vif du sujet, mais au bout d'un moment, des thèmes essentiels concernant la liberté d'expression sont abordés, et effectivement, à contre courant de l'ambiance actuelle ! A voir ce documentaire, on comprend que c'est surtout le petit écran de la télévision qui est à proscrire, plus que celui d'un écran d'ordinateur branché à l'internet !

Retour sur les mouvements de défense des libertés sur internet, apparus en réaction à la régulation croissante du web.

Une phrase clé du documentaire à propos des dangers de l'Internet, Dominique Cardon, sociologue :

"Il y a une capacité collective de vérification, de validation, à la fois factuelle et normative, qu'opèrent les internautes entre eux."


Lien alternatif (Youtube)

In der deutschen Version : Die Wilden Wurzeln des World Wide Web.

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Film documentaire Nothing To Hide (Rien à cacher). (2017)

Nothing To Hide est un film documentaire dédié à la question de la surveillance de masse et à son acceptation dans la population. Vous pensez ne rien avoir à cacher ?...

NOTHING TO HIDE (86 min) interroge la vaste acceptation de la surveillance au sein de la population par l’argument « je n’ai rien à cacher ». A travers cinq protagonistes et une vingtaine d’intervenants (lanceurs d’alerte, hackers, juges, sociologues, victimes de la surveillance) le documentaire explore les implications d’une telle rhétorique à l’époque du tout-numérique et interroge ce modèle de société que nous contribuons chaque jour à façonner.

"Nothing to hide, nothing to fear" ou "Je ne risque rien, je n'ai rien à cacher" est le leitmotiv distillé généralement par les pouvoirs en place et largement relayé par les médias classiques, cependant :

« Dire que la vie privée ne vous intéresse pas parce que vous n'avez "rien à cacher", c'est comme dire que la liberté d'expression est inutile, parce que vous n'avez "rien à dire". » Edward Snowden

La logique du "rien à cacher" à l’ère du Big Data n’a encore jamais été interrogée. Éluder cette question nous empêche pourtant de répondre à une autre : quelle société sommes-nous en train de construire pour nous et les générations à venir ?

Nothing To Hide Ce film documentaire a été réalisé et produit par deux journalistes, l’un français, Marc Meillassoux, et l’autre allemand, Mihaela Gladovic. Quant à son financement, il a été possible grâce à une souscription en ligne à laquelle plus de 400 internautes ont participé.
Ci-contre, l'affiche du film, qui est aussi un lien vers le blog du film. Infos, projections et contact : Blog Nothing To Hide.

Film complet en anglais, sous-titré dans plusieurs langues :

Français : https://vimeo.com/nothingtohide/French et sur PeerTube.

English : https://vimeo.com/nothingtohide/English.

Deutsch : https://vimeo.com/nothingtohide/German.

Italian, Japanese, Portuguese & Spanish subtitles : https://vimeo.com/218966342.

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