Si on décale un peu dans le temps, les dates avancées de pic pétrolier mondial, le documentaire reste d'actualité.
En rassemblant des images d'archives, des documents de la NASA et des extraits de films, le réalisateur Ray McCormack et le journaliste Basil Gelpke prévoyaient déjà, en 2006, la crise du pétrole dans laquelle nous sommes entrés en 2008.
Dans un tour du monde d'experts, leur documentaire montre comment, en 150 ans, l'homme a presque épuisé des réserves qui ont mis plusieurs millions d'années à se constituer.

Ce constat soulève des questions inquiétantes pour l'avenir proche : combien de pétrole reste-t-il ? Se pourrait-il qu'une guerre éclate entre des pays s'arrachant les dernières réserves ? La recherche se tourne vers de nouvelles sources d'énergie, pour que l'on puisse un jour pallier l'épuisement de ces ressources non renouvelables.
Ainsi, au-delà de l'avenir du pétrole et de son histoire, le film s'interroge sur la question énergétique dans sa globalité, sans doute la plus importante et la plus complexe de notre époque, dont il expose avec clarté et rigueur les paramètres écologiques, économiques et politiques.
On passe d'une ère où l'énergie est abondante et à bas prix, à une ère où l'énergie est rare et chère.
En français sur Odysee : Pétrole, cruel sera le réveil.
In english version : A Crude Awakening - The Oil Crash.
Dans notre pays, il n'y a pas une personne sur 50, ni même sur 100, qui ait la moindre idée des problèmes auxquels nous allons être confrontés.
Les États-Unis sont un grand pays, mais en plus, on a conçu nos villes autour de la voiture ! Il faudrait quasiment les reconstruire de A à Z, si on voulait créer un réseau de transports publics efficace. Le problème est très différent en Europe où les villes existaient avant l'automobile.
Beaucoup de gens pensent que c'est l'argent qui fait tourner le monde, alors qu'en fait, c'est l'énergie bon marché, largement dérivée du pétrole.
La perspective, ce sont des guerres pour les ressources naturelles, qui dureront plusieurs générations.
En fin de compte, il n'y a que deux options :
- La première consiste à militariser l'approvisionnement en pétrole. Pour cela, il faut faire comprendre aux citoyens, que s'ils veulent continuer à conduire des 4x4 et à garder les mêmes modes de consommation d'énergie, ils devront enchaîner les guerres, les unes après les autres.
- L'autre option consiste à se préparer à la fin de l'ère du pétrole bon marché, que tout le monde voit arriver. Il faut investir dans des énergies alternatives qui soient propres et sûres, et qui aient moins d'effets délétères sur la situation politique et sociale des pays exportateurs de pétrole.
D'autres citations de ce documentaire, au bas de cet article : Navires de guerre dans les Caraïbes : que cherche Trump ? (2025).