Informassue - Le XXIème siècle : la fin de l'ère du pétrole !

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« Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger. »  Dennis Meadows

Pétrole et manipulations

Quels pays ont passé leur pic de production de gaz ? (2015)

Concernant les besoins en hydrocarbures de nos sociétés dites modernes (cf consommation mondiale), le déclin du pétrole conventionnel et les problèmes environnementaux incitent à opter pour le gaz, notamment en Europe. Les enjeux stratégiques et "manipulations" se manifestent donc également sur les ressources en gaz, son transport, son approvisionnement...

En 2015, Jean-Marc Jancovici affirme que l’exploitation du gaz étant plus récente que celle du pétrole, et l’extraction annuelle moins importante, on peut s’attendre à ce qu’il y ait moins de zones ayant déjà passé leur pic que pour le pétrole, et de fait c’est bien le cas. En fait il n’y a qu’en Europe que l’on trouve des pays ayant passé leur pic de production de manière certaine (malgré l’espoir parfois placé dans les gaz non conventionnels).

[...] Nous voyons donc que la seule région du monde qui est en déclin est l’Europe. Au niveau mondial, le pic de production du gaz est attendu pour 10 à 30 ans après celui du pétrole. Mais il arrivera aussi, c’est certain !

Les pays d'Europe sont donc à un très haut niveau de consommation, voire de surconsommation pour certains (cf Limites à la Croissance), et tout à la fois à un niveau très bas en ressources hydrocarbures...

Syrie : le gaz dans la bataille. (2013)

En sous-main du conflit, la rivalité entre le Qatar et l'Iran autour du champ gazier le plus important du monde et les intérêts géostratégiques des pays du Golfe.

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D'autre part, le média Thinkerview a réalisé une interview, le 22 avril 2013, d'Alain Chouet qui est l'ancien chef du service de renseignement de sécurité de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) en 2000-2002 et qui affirme : L'émirat du Qatar et l'Arabie Saoudite ont clairement revendiqué assister financièrement, et militairement, la rébellion.

Du gaz à Gaza (2014)

Durant le début des années 2020, plusieurs conflits débutent en Europe et au Proche-Orient : de l'Ukraine à la bande de Gaza, sans oublier la Syrie qui a été durant la décennie précédente au cœur d'enjeux géostratégiques liés au passage de gazoducs, toutes ces régions sont indirectement liées, par le gaz ! Un article de 2014, d'un journaliste italien qui a été repris dans plusieurs langues, rappelle quel est, aussi, un enjeu du contrôle de la bande de Gaza : les gisements de gaz au large de Gaza...

Source, partages et traductions :

- Article original en italien de Manlio Dinucci, journaliste à "il manifesto" : Gaza, il gas nel mirino et le texte complet en italien (Testo completo in italiano) : [Disarmo] Gaza: il gas e la Russia nel mirino - Manlio Dinucci 15 07 14 [Archive]

- En français en juillet 2014, par le site mondialisation.ca : Gaza, le gaz dans le viseur.

- Billet de blog Mediapart en juillet 2014 (en français) : Gaza : le gaz dans le viseur [Archive].

- En juillet 2014, idem article de Reporterre : Si Israël attaque Gaza, c’est aussi pour le gaz palestinien [Archive].

L'enjeu du gaz offshore dans la Méditerranée orientale (2014) : Lien

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Site d'archivage du Web - Mediapart - Gaza : le gaz dans le viseur

Gaza : le gaz dans le viseur (2014) Lien

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

En 1999, avec un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie l’exploitation de Gaza Marine à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60% et 30% des actions, dans lequel le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne a un pourcentage de 10%. Deux puits sont creusés, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. Mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël , qui veut tout le gaz à des prix cassés. Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz, en versant la part qui leur revient sur un compte international contrôlé par Washington et Londres. Mais, immédiatement après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol, et demande sa renégociation. En 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que « le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza ».

En 2008, Israël lance l’opération « Plomb durci » contre Gaza. En septembre 2012 l’Autorité Palestinienne annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris les négociations sur le gaz avec Israël. Deux mois après, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’« Etat observateur non membre » renforce la position de l’Autorité palestinienne dans les négociations. Gaza Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils disposent. En ce point l’Autorité palestinienne prend une autre voie. Le 23 janvier 2014, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier au russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz dans les eaux de Gaza. C’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique. Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, on prévoit celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie. Dans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 MW. La formation du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, renforce la possibilité que l’accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port. Dix jours après, le 12 juin, survient l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés tués le 30 juin : le ponctuel casus belli qui amorce l’opération « Barrière protectrice » contre Gaza. Opération qui entre dans la stratégie de Tel Aviv, visant à s’approprier aussi des réserves énergétiques de l’entier Bassin du Levant, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises, et dans celle de Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne réacquière une influence dans la région.

Un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens.

Manlio Dinucci (Traduction Marie-Ange Patrizio)

Courant 2022, voici un article de France 24, concernant le gaz israélien :

L'UE signe un accord avec Israël et l'Égypte pour s'approvisionner en gaz israélien (2022) Lien

- France 24, le 16 juin 2022 L'UE signe un accord avec Israël et l'Égypte pour s'approvisionner en gaz israélien.

L'UE, Israël et l'Égypte ont signé jeudi un protocole d'accord pour permettre à l'UE d'importer du gaz naturel israélien. Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, Bruxelles veut rompre avec sa dépendance aux énergies fossiles russes et cherche à renforcer ses partenariats avec d'autres pays, notamment au Moyen-Orient.

Cette visite intervient alors que l'UE a un besoin urgent de diversifier ses approvisionnements énergétiques après la décision de la Russie de couper ses livraisons de gaz à des pays européens.

Lire la suite de l'article sur France 24...

Fin 2023 (après le 7 octobre), d'autres articles relatent également du sujet de ces gisements de gaz au large de Gaza.

Du gaz en Palestine (2023)

Du gaz en Palestine (2023) Lien

- En date du 14 novembre 2023, un article de la revue Conflits, Du gaz en Palestine :

Plusieurs gisements de gaz de grande ampleur se trouvent au large de la bande de Gaza. Des réserves qui pourraient s’avérer utile pour la reconstruction d’après-guerre et qui excitent aussi les intérêts des puissances régionales.

Dans la guerre qui oppose Palestiniens et Israéliens, d’aucuns évoquent les causes économiques du conflit. Or, s’il est un champ de la géopolitique qui matérialise toutes les tensions économiques depuis 15 ans en Méditerranée orientale, c’est bien celui du gaz[1].

Le 18 juin 2023, le cabinet de Benjamin Netanyahou[2] autorise le développement du gaz naturel offshore de la ZEE de Gaza[3]. Les champs gaziers de Gaza Marine 1 et 2, identifiés depuis 1999, possèdent des réserves extractibles estimées à environ 35 milliards de m3 et une capacité annuelle de production de 1,5 milliard de m3 sur une période de 12 ans. Le montant des investissements pour le développer avant exploitation est d’environ 1,4 milliard de dollars. Le champ est situé à 36 kilomètres à l’ouest de Gaza et a été développé d’abord par British Gas en 2000, puis par Royal Dutch Shell qui l’a quitté aussi en 2018[4].

Lire la suite de l'article sur la revue Conflits...

Le gaz naturel au large de Gaza, l’autre face de la guerre (2023) Lien

- En date du 20 décembre 2023, un article de TRT Français (Service Français de la Radio et Télévision de Turquie), Le gaz naturel au large de Gaza, l’autre face de la guerre :

Le large de la Bande de Gaza regorge d’importantes ressources gazières. Israël souhaite en profiter sans associer le Hamas au projet. Une perspective difficile qui aggrave la guerre actuelle à Gaza.

Cité dans l'article, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté récemment, le projet de résolution intitulé Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles (PDF).

Une décision qui remet sur le devant de la scène la question des richesses naturelles de la bande de Gaza.

La manne gazière de Gaza peut, en effet, être envisagée comme l’un des moteurs des cycles de violence répétitifs qui font le malheur de l’enclave encerclée.

Lire la suite de l'article sur TRT Français...

Un autre volet, celui de la situation catastrophique du peuple palestinien de Gaza, est traité à : Médias - Palestiniens de Gaza - Génocide.

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