Cet article fait suite au dossier Technopolice (page "Rien à cacher") qui relate de la surveillance en préparation des Jeux olympiques de Paris 2024.
Ces J.O. marquent un tournant décisif dans l'utilisation de technologies modernes de contrôle et de surveillance. L'après-JO est une illustration de l'effet cliquet (image↗) : le retour en arrière ne se fait pas et selon "Contre Attaque", le "temporaire" est ou sera généralisé...

Et si la France suivait le chemin de la Chine en matière de surveillance des citoyens ? Une population sous le regard permanent des caméras, où l’intelligence artificielle donne les moyens de contrôler les moindres faits et gestes de tout le monde, le tout entre les mains d’une police surpuissante, avec des pertes de libertés publiques inédites ?

Pour Félix Tréguer, chercheur associé au centre internet et société du CNRS, la question se pose. Entre les drones, les logiciels prédictifs, la vidéosurveillance algorithmique, ou encore la reconnaissance faciale : le recours aux dernières technologies de contrôle se banalise au sein de la police française. Loin de juguler la criminalité, selon lui, toutes ces innovations contribueraient en réalité à amplifier la violence d'État. De l'industrie de la sécurité aux arcanes du ministère de l'Intérieur, de la CNIL au véhicule de l'officier en patrouille, son dernier livre, Technopolice, retrace les liens qu'entretient l'hégémonie techno-solutionniste avec ce qu’il qualifie de dérive autoritaire en cours.
Par La Quadrature Du Net : VSA La surveillance bâtit son empire : des outils pour s'opposer aux expérimentations, s'organiser, agir.
15 janvier 2025 #Technopolice : Les premiers éléments sur le rapport d'évaluation de l'expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique sont sortis dans Le Monde ce matin. L'occasion de rappeler que, au-delà de la question de l'efficacité, la VSA traduit un projet politique de surveillance constante et automatisée de l'espace public. C'est en tant que tel qu'elle doit être dénoncée. Et c'est pour cette raison que la VSA ne doit jamais être légalisée. Le Monde (article payant).
Par le journal La Croix le 15 janvier 2025, Vidéosurveillance algorithmique : un rapport d’évaluation pointe les limites du dispositif : Au total, la SNCF a recensé 62 % de faux positifs sur ce cas d’usage, le plus souvent causés par une confusion avec le mobilier de la gare et l’environnement (reflets, flaques, lumières). Fait particulièrement problématique, des personnes sans domicile fixe ont été confondues avec des colis abandonnés. Par ailleurs, les enseignes lumineuses, les réverbérations sur la voie publique et les gyrophares ont été assimilés à tort à des départs de feux à plusieurs reprises.
[...] Après examen du rapport, le ministère de l’intérieur doit se prononcer en faveur ou contre la généralisation de la vidéosurveillance algorithmique après le 31 mars 2025, date officielle de fin de l’expérimentation.
Par La Quadrature Du Net : La justice confirme enfin l’illégalité de Briefcam.
30 janvier 2025 : Victoire totale aujourd’hui au tribunal administratif de Grenoble ! L’affaire opposant La Quadrature du Net à la ville de Moirans, en Isère, s’achève par une décision reconnaissant l’illégalité du logiciel de vidéosurveillance algorithmique Briefcam. La justice ordonne à la commune de cesser immédiatement l’utilisation de ce logiciel.




